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[Dossier] : La réalité virtuelle, nouvelle mascotte des salles de sport ?

Plusieurs entreprises cherchent à développer des solutions capables de joindre sport intérieur et réalité virtuelle. Une opportunité pour les salles sportives de renouveler leur offre et de proposer une alternative innovante pour se dépenser physiquement. Mais qui a cependant ses limites. 

C’est un fait : certaines expériences en réalité virtuelle se transforment en de vrais exercices physiques. Seuls les utilisateurs des casques HTC Vive, Oculus Rift, et, dans une moindre mesure, PSVR, peuvent en attester. Pourquoi ? Car les contenus développés se veulent interactifs en raison des contrôleurs mis à disposition des clients. Perdre quelques kilos après plusieurs séances VR n’est donc pas utopiste. Au contraire, des sociétés y vont vu un marché juteux, et se sont lancées dans le grand bain du sport en réalité virtuelle.

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Sport intérieur : la réalité virtuelle a la cote

L’un des pionniers du concept se somme Holodia, une start-up française basée à Strasbourg. Présente au Laval Virtual 2016, Holodia a mis au point des dispositifs Holofit adaptés aux salles de fitness, dont la fonction principale est d’immerger un sportif tout en lui faisant pratiquer ses exercices physiques. Un mariage pas des plus évidents. Le premier système est un « Rowing », pour aviron, et donne l’impression à l’utilisateur de ramer sur un court d’eau. Les environnements en réalité virtuelle se veulent fantasmagoriques, comme pour faire oublier au sportif l’impression de se dépenser.

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Deux autres machines ont également été conçues par les dirigeants de la société : l’une pour le vélo, et l’autre pour la marche, l’escalade et la course à pied. Chaque expérience VR est à vivre en solo ou en groupe, ajoutant ainsi une touche de Social VR. Dans un autre registre, l’HyperSuit, développé par une firme tricolore lui aussi, rejoint sensiblement l’idée du sport VR en intérieur. Les CEO de la société, exposant au Consumer Electronics Show 2017 et au salon Virtuality, souhaitent aujourd’hui se positionner sur ce que l’on appelle le sportainement. Comprenez, un mix de sport et de divertissement.

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L’Hypersuit – Crédit Photo : GoGlasses

L’Hypersuit, qui s’apparente à un exosquelette allongé, cherche également à poser ses valises dans les salles de sport françaises. GoGlasses l’ayant expérimenté au cours du Virtuality, l’Hypersuit à la capacité de faire travailler une partie des trapèzes et des dorsales, mais également les triceps et les épaules. Le tout au cœur d’une expérience en réalité virtuelle d’une durée de quelques minutes seulement. Force est de constater que l’HyperSuit à la faculté de faire travailler le corps humain, et rentre aisément dans la catégorie des technologies adaptées au sport intérieur.

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Des résultats physiques probants

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« J’étais malsain. Mon pire stade a été les 300 pounds (136 kilos environ, ndlr). Il est temps de perdre du poids, ou vous allez mourir, m’a dit mon médecin ». Des conseils qui font froid dans le dos, mais qui ont le mérite de faire réagir. En surpoids, Job Stauffer a frôlé la catastrophe. Employé dans l’industrie du jeu vidéo, Stuffer était un fin connaisseur des contenus VR sportifs. « Je savais que la réalité virtuelle pouvait donner une chance à mon corps », explique-t-il. Job s’est alors lancé dans une série d’exercices à l’aide de son HTC Vive, au cours de séances de 25, 45 puis 90 minutes. Résultats : moins de 22 kilos en l’espace de cinq mois.

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Job Stuffer est l’exemple parfait pour refléter le potentiel de la réalité virtuelle. Selon les applications utilisées, et la fréquence à laquelle on les utilise, l’organisme d’un individu est amené à réaliser des efforts physiques réguliers. Un utilisateur assidu verra alors son poids baisser progressivement. Un autre cas pratique vient illustrer ces propos : un certain Tim Donahey a suivi un programme d’expériences immersives sur une durée de 50 jours. Au bout du compte, l’Américain aura perdu 6 kilos en moins de deux mois.

Des limites financières et hygiéniques

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Affirmer que le sport et la réalité virtuelle font bon ménage 24h/24, 7j/7, serait un manque d’objectivité. Car une pratique sportive entraîne systématiquement un phénomène physiologique naturel que l’on appelle la transpiration. Et suer avec un casque vissé sur sa tête n’est clairement pas des plus agréables. La sudation est donc un facteur susceptible de rebuter les salles de sport à s’équiper de matériels VR. Autre paramètre à prendre en compte : l’aspect financier. Acquérir de l’équipement spécialisé dans la réalité virtuelle à un coût. Les salles ayant déjà investi dans des installations souvent onéreuses peuvent s’avérer timides à l’idée de remettre la main à la poche, sans garantie de rentabilité.

 

A propos de Grégoire Huvelin

Amoureux des mots, joueur de poker à mes heures perdues et inlassablement animé par les nouvelles technologies qui façonneront notre avenir.

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