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Oculus s’offre The Eye Tribe, entreprise spécialisée dans l’eye-tracking

En rachetant The Eye Tribe, Oculus s’apprête à intégrer la technologie eye-tracking sur ses casques de réalité virtuelle.

Oculus avance ses pions. Récemment positionnée sur le Social VR avec le lancement de l’Oculus Rooms, disponible sur l’Oculus Rift et le Samsung Gear VR, la société détenue par Facebook affiche clairement ses ambitions : développer des casques de réalité virtuelle de plus en plus performants technologiquement parlant. Et pour ce faire, une étape indispensable est à franchir : le eye-tracking. En d’autres termes, le suivi des mouvements des yeux.

The Eye Tribe est une start-up danoise fondée en 2011 sous l’impulsion d’un quator aux idées prometteuses. Les quatre entrepreneurs, tous originaires de l’IT University of Copenhagen, se lancent dans la conception d’un système eye-tracking uniquement adapté aux ordinateurs. Trois ans plus tard, la jeune pousse sort son prototype sur PC et Mac, au prix de 99 $, non sans avoir l’ambition de l’élargir aux appareils Android. Admettons que leurs efforts ont payé, puisque The Eye Tribe a récemment été racheté par Oculus, pour une somme qui n’a pas été dévoilée, révèle TechCrunch.

Concrètement, quels sont les enjeux qui ressortent de cette acquisition ? Outre l’aspect purement business, c’est bien la conception-même des expériences immersives qui risque d’être chamboulée. Le eye-tracking est un merveilleux outil qui donne la capacité à l’utilisateur d’interagir en réalité virtuelle avec le simple mouvement de ses yeux. L’immersion n’en serait que décuplée, l’interactivité gravirait elle un nouvel échelon. La compagnie souhaite également améliorer le graphisme de chaque contenu en réalité virtuelle. Comment ? Avec un rendu fovéal, c’est à dire augmenter la qualité de la zone visualisée par l’œil, au détriment de l’environnement périphérique.

A l’heure où le marketing fait progressivement son entrée dans le secteur de la réalité virtuelle, une question légitime se pose. Facebook n’est-il pas en train d’intensifier ses pratiques décriées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), à savoir la collecté de données sans le consentement des utilisateurs, en réalité virtuelle cette fois_ci. Qui dit eye-tracking, dit forcément données. Le temps passé à regarder un objet pourrait par exemple servir au réseau social à analyser nos goûts ou nos envies, pour les utiliser ensuite à des fins commerciales. Aucune hypothèse n’est à écartée, qui plus est après les scandales qui ont à plusieurs reprises éclaboussé l’entreprise de Mark Zuckerberg.

 

A propos de Grégoire Huvelin

Amoureux des mots, joueur de poker à mes heures perdues et inlassablement animé par les nouvelles technologies qui façonneront notre avenir.