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Les casques de réalité virtuelle autonomes, la prochaine génération de casques qui dominera le marché

En quelques mois, les projets de casque de réalité virtuelle autonome se sont multipliés à vitesse grand V. Plus qu’une tendance, ce type de produit semble vouer à devenir un standard dans les prochaines années.

Aujourd’hui, deux catégories de casques de réalité virtuelle peuvent être distinguées sur le marché : ceux compatibles avec les ordinateurs et les consoles (HTC Vive, Oculus Rift, PlayStation VR) et ceux compatibles avec les appareils mobiles (Samsung Gear VR, Google Cardboard, Daydream View). Mais un troisième genre de casque vient compléter cette classification : les casques de réalité virtuelle autonomes, totalement indépendants des PC et smartphones, et dont les premières apparitions datent d’un an à peine.

Casque VR autonome : des casques de réalité virtuelle plus pratiques et confortables

Ce type de produit présente de nombreux avantages : aucun câble ne relie le casque à l’ordinateur, aucun smartphone n’est à insérer. La prise en main et l’utilisation du casque se veut donc plus facile et rapide, constituant un point positif pour les néophytes qui découvrent la réalité virtuelle pour la première fois. L’absence de fil apporte quant à lui un confort supplémentaire, car l’utilisateur ne s’emmêle plus les pieds au cours d’une expérience immersive.

Les caractéristiques présentées ci-dessus sont les principales explications au succès prochain des casques de réalité virtuelle autonomes. Ajoutez-y des caméras de tracking pour gérer le suivi de mouvement, des contrôleurs et une offre de contenus VR étoffée, et vous obtiendrez des casques prêts à séduire le grand public. A condition, comme toujours, de fixer des prix à la fois abordables et attrayants. Sans quoi, il leur sera difficile de pénétrer le marché B2C – à l’image de l’Oculus Rift à ses débuts.

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Casques VR autonomes : Google, Lenovo, HTC, Samsung et Oculus, tous positionnés sur le créneau

Ce nouveau business juteux n’est évidemment pas passé inaperçu. Les principaux acteurs du secteur n’ont pas mis longtemps à présenter des projets en ce sens, qui témoignent de l’intérêt grandissant que suscitent les casques de réalité virtuelle autonomes. L’un des pionniers en la matière se nomme Pico, une entreprise chinoise à l’origine du Pico Goblin, pour la première fois apparu au Consumer Electronics Show (CES) 2017. Depuis, le Pico Goblin a été commercialisé par la société.

Dix mois plus tard, Google, Lenovo, HTC, Samsung et Oculus s’étaient tous positionnés sur le créneau. La firme de Mountain View a évoqué un double projet de casque VR autonome construit aux côté d’HTC et de Lenovo, à l’occasion de la Google I/O 2017, en mai. Ainsi est née l’HTC Vive Focus, pour l’heure uniquement lancé sur le marché chinois, mais bientôt distribué dans le reste du monde. Lenovo, de son côté, n’a pas encore présenté le moindre prototype.

Casques VR autonomes : des améliorations technologiques encore à réaliser

Oculus a lui aussi rejoint la course, et comment ! La filiale de Facebook travaille actuellement sur deux modèles : l’Oculus Go (199 $), déjà exhibé lors de l’Oculus Connect 4, et le projet Santa Cruz, un casque de réalité virtuelle autonome haut de gamme encore en développement. C’est dire les ambitions de la firme californienne. Enfin, Samsung focalise ses efforts sur l’ExynosVR III, exposé à la Mobile World Congress Shanghai, début juillet. Un produit qui s’apparentait à un prototype, mais qui s’avère être pour l’instant le seul atout de Samsung.

Les casques de réalité virtuelles autonomes feront face à de nombreux défis. Pour s’imposer, leur résolution graphique doit surpasser celle des autres modèles. La qualité des images reste en effet un élément important pour les utilisateurs. Combiner d’autres technologies pourraient également faire pencher la balance de leur côté, comme l’eye-tracking et le hand-tracking. En outre, il faudra également voir combien de temps la batterie peut tenir pour assurer une durée de jeu correct à l’utilisateur. Sans oublier, de toute évidence, une bibliothèque d’applications et jeux VR fournie, et des prix raisonnables.

A propos de Grégoire Huvelin

Amoureux des mots, joueur de poker à mes heures perdues et inlassablement animé par les nouvelles technologies qui façonneront notre avenir.