Il est maintenant possible d’imprimer des lentilles de contact en 3D avec une LED

Il est maintenant possible d’imprimer des lentilles de contact en 3D avec une LED

C’est un pas de plus dans le futur des lentilles connectées et de l’impression 3D. Des scientifiques de l’Université de Princeton ont réussi à développer des lentilles de contact grâce à une imprimante 3D. Ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que ces lentilles possèdent une diode qui peut se colorer de plusieurs couleurs. L’idée des chercheurs était de montrer que l’imprimante 3D pouvait créer des composants électroniques complexes et de très petite taille. Certes, on savait qu’il était déjà possible d’imprimer des circuits imprimés en 3D, mais aucune expérience avec une imprimante 3D n’avait été faite sur des tailles comparables aux lentilles de contact.

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La réussite de cette expérience n’est toutefois pas totale, car il n’est pas possible d’allumer la diode grâce à un mouvement des yeux par exemple. En effet, une source extérieure d’énergie doit être fournie pour que cette LED puisse effectivement s’allumer. Mais l’allumage de cette dernière n’était pas véritablement le but de l’expérience. En effet, les scientifiques de Princeton recherchaient plutôt à valider l’hypothèse suivante : était-il possible de construire des système complexes semi-conducteurs de la taille d’une lentille de contact grâce à une imprimante 3D ? L’hypothèse est maintenant validée.

Selon les mots du professeur McAlpine,

Cela démontre que nous pouvons utiliser l’impression 3D pour créer des systèmes électroniques complexes incluant des semi-conducteurs. Nous avons été capables de construire un appareil entier, en l’espèce une LED.

Nous avons utilisé des points quantiques [aussi connus sous le noms de nanoparticules] comme une encre. Nous avons été capables de générer deux couleur différentes : orange et vert.

Ce qui est intéressant dans le projet des chercheurs qui ont travaillés sur le projet n’est pas seulement le résultat (la lentille de contact connectée), c’est la méthode qui a été utilisée pour parvenir au résultat. Et pour ce faire, les scientifiques ont du repenser l’impression 3D. En effet, à l’heure actuelle, l’impression 3D fonctionne souvent soit de manière mécanique, soit de manière chimique, soit encore de manière thermique. Le problème, c’est par exemple que la chaleur dégagée par l’imprimante 3D pour créer un objet en 3D pourrait à des échelles nanométriques détruire un autre matériel qui se trouve à proximité. L’équipe a donc du prendre en compte ces différentes incompatibilités pour développer d’autres méthodes d’impression 3D afin d’imprimer des circuits électroniques plutôt que d’utiliser les méthodes utilisées dans le domaine de l’industrie électronique. C’est d’ailleurs une nouvelle imprimantes 3D qu’ils ont du développer pour l’occasion pour la somme de 20 000$.

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Toutefois, à la question de savoir si les constructeurs de circuits électroniques vont remplacer leur méthodes actuelles pour construire des circuits électroniques (principalement des systèmes autour de la lithographie), le professeur McAlpine répond par la négative. En effet, si certes l’impression 3D a pu démontrer qu’il était possible de construire de manière flexible des circuits électroniques de l’ordre du nanomètre, il n’en demeure pas moins que les techniques d’impression 3D restent pour l’heure actuelle très lentes et bien moins rapide que celles mises en place par les constructeurs de semi-conducteurs.

L’intérêt de l’impression 3D va résider probablement dans sa flexibilité à créer des objets qui pourront s’adapter facilement de manière unique à chaque personne. Le domaine médical est par exemple en ligne de mire. En effet, c’est notamment pour adapter des technologies wearables telles que des lentilles connectées à chaque patient que l’impression 3D prendra tout son sens plutôt que d’acheter des lentilles de contact produites en série. Cela est valable pour bien d’autres objets et même pour des organes. L’impression 3D est donc un domaine où la flexibilité va être le maître-mot. Et l’expérience menée par les chercheurs de Princeton est un moyen d’aller encore plus loin.

Selon les chercheurs :

Essayer d’imprimer un portable en 3D n’est probablement ce qu’il faut rechercher. La customisation est plutôt ce qui donne le vrai pouvoir de l’impression 3D.

Une vraie bonne réflexion à laquelle on ne peut qu’aquiescer, notamment si cela peut produire des projets aussi prometteurs que celui qu’on vient de vous présenter.

 

 

 

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