Interview du projet Iris gagnant du Glass Camp Bank

Interview du projet Iris gagnant du Glass Camp Bank

GoGlasses.fr était partenaire media du Glass Camp Bank organisé du 23 et 24 mai à Brest en collaboration avec la Cantine et le Crédit Mutuel Arkea. L’objectif de ce hackathon, attendu par les brestois passionnés par les Google Glass, était le suivant : développer une application pour Google Glass en rapport avec la banque. Ont-ils réussi ? C’est ce que nous avons souhaité savoir en découvrant l’équipe gagnante de ce hackathon avec leur projet Iris.

Bonjour à tous ! Tout d’abord félicitation pour cette première place à ce hackathon. Comment a été constitué votre équipe et quelles sont les compétences que vous aviez pour ce Glass Camp Bank ?

Amandine : La première journée a commencé par des échanges entre tous les participants pour développer une réflexion commune sur les différents axes proposés. Suite à la réalisation et à la présentation de différents persona, les groupes ont été formés en fonction des affinités avec les projets. Clément et moi-même sommes tous deux étudiants en design d’interactivité à l’École de design Nantes Atlantique en 2ème et 3eme année respectivement. Nous avions déjà eu l’occasion de discuter des sujets et nous nous sommes rapidement dirigé vers les persona sur lesquels nous avions travaillé auparavant. Dans cette équipe, Clément a endossé le rôle du graphiste. Il a fourni tous les visuels de l’application. Pour ma part, j’étais davantage sur du team management, le concept du service et la structure de l’application (en collaboration avec Kilian).

Kilian : De mon côté j’ai rapidement été attiré par la thématique de l’agence car elle réunit plusieurs acteurs (clients, réceptionnistes, conseillers..) et concentre donc plusieurs objectifs spécifiques à la banque et au visiteur. Nous avons donc commencé à réfléchir à la problématique dans un groupe restreint, avant d’être rejoints par deux développeurs de l’ISEN de Brest venus à notre secours pour porter le projet sur les glass. Je suis moi-même étudiant à l’ISEN de Rennes et j’ai un profil développeur, mais j’ai préféré dans le cadre de ce projet réfléchir avec Amandine sur la pertinence de l’application et l’expérience utilisateur.

Gilles : Lors de la répartition des équipes, Vincent et moi étions intéressés par un autre projet. L’équipe de ce projet comprenait déjà 3 développeurs alors que certaines équipes n’en avait qu’un. Nous avons donc choisi de rejoindre Amandine, Clément et Kilian car le projet Iris nous intéressait également. De plus, cette équipe manquait de développeur. Nous nous sommes ensuite lancé dans la programmation sur Google Glass.

Aviez-vous déjà testé les Google Glass ou bien était-ce une première ? Cela vous a t-il convaincu ?

Clément : Etrangement, pas tellement ! Je trouve que la technologie employée est impressionnante, le son, l’écran etc. Mais je considère surtout les lunettes comme une expérimentation avant-gardiste qui va permettre à d’autres constructeurs de passer le cap et ainsi, grâce à une concurrence positive, de niveler par le haut la qualité de l’objet, dans la forme et dans l’usage. C’est un excellent prototype qui à mon sens n’est pas encore assez perfectionné pour créer un réel engouement. C’est une révolution d’accord… Mais attendez la version 3g (cf. L’iPhone 1).

Vincent : J’ai pour la premiére fois pu tester les google glass. Je n’ai pas été déçu, cela fait longtemps que je les attendais. L’interface est nette et propre. La navigation se fait de maniére très intuitive. J’ai hâte qu’elles sortent pour tout public et surtout d’en posséder une paire.

Quels étaient les axes d’études pour réfléchir à une application pour Google Glass ?
Amandine : Nous avions 3 grands axes proposés lors du hackathon, axes liés à la banque : La banque au quotidien, la finance et l’agence. Nous sommes les seuls à nous être dirigés vers une solution pour l’agence. Les notions de relations Hommes-hommes, de Time line client, d’employé, de service et surtout d’éthique sont ressorties de notre analyse . C’est en cela que nous avons fait la différence avec tous les autres groupes : notre concept ! Nous ne nous adressions plus directement au client, mais nous destinions l’usage des google glass au personnel de la banque.

En quoi consiste le projet Iris et comment fonctionne l’application ?

Vincent : Iris est une interface d’aide pour le conseiller bancaire. Le but est de supprimer les barrières physiques qui peuvent se dresser entre un conseiller et son client. Le conseiller bénéficie alors d’informations sur son client et grâce aux google glass, ces informations lui sont transmises en toute discrétion.

Kilian : Lorsque le conseiller (au crédit mutuel) lance l’application, il peut tout de suite visualiser la file d’attente de clients. Ces derniers sont organisés par ordre de priorité selon leur temps d’attente dans l’agence. Lorsque l’on sélectionne un client, les lunettes proposent diverses informations sur la situation financière du client. On a ainsi accès à son ancienneté dans la banque, le motif de sa venue, l’état de ses comptes et de ses procurations. L’application calcule également des propositions d’offres pertinentes à partir d’une base de données de clients similaires. Dans le cas où un des deux acteurs (conseiller ou client) souhaite voir plus en détails les données, il est néanmoins possible de transmettre ces informations sur tablette.

Quelles difficultés avez-vous éprouvées pour développer l’application ?

Gilles : Le développement d’application sur les lunettes Google est similaire au développement sur les appareils Android. Avant ces deux jours, nous n’avions jamais réalisé de telles applications, excepté lors d’une initiation avec le JDG. L’univers Android ne nous était donc pas familier, il a fallu quelques heures pour regarder des exemples et démarrer le développement de l’appli Iris.
En plus de cela, il y avait seulement 3 paires de Google Glass pour 6 équipes. Pour tester notre appli, nous avons souvent dû attendre qu’une paire soit disponible. Enfin, dans la nuit du vendredi au samedi, nous n’avions pas accès aux lunettes. Si on voulait avancer notre projet il fallait coder à “l’aveugle”, c’est à dire créer l’application sans pouvoir la tester…

L’application est encore un prototype. Comptez-vous aller plus loin dans le développement, voire vous structurer en startup à moyen terme ?

Clément : Je pense que l’idée d’une startup est extrêmement prématurée (et compliquée à gérer … nous sommes encore étudiants …). Même si notre idée est un concept intéressant compte tenu de l’utilisation (théorique) des Google Glasss, il est en encore trop tôt pour avoir du recul sur cet objet. En effet notre application compte beaucoup (trop) sur le retour de l’”eye contact” que permettent les lunettes, mais il est possible que les utilisateurs, au contact des lunettes y voient une trop grande intrusivité (problématique dans une époque où la dimension de vie privée est en complète évolution).

 

Si vous souhaitez également comprendre pourquoi le Crédit Mutuel Arkea s’intéresse aux Google Glass, n’hésitez pas à voir l’interview du Crédit Mutuel lors du Glass Camp Bank.

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