Interview de Ganymede du hackathon SG Connected Hack

Interview de Ganymede du hackathon SG Connected Hack

Le SG Connected Hack était un hackathon qui s’est déroulé à Paris au début du mois d’octobre. Nous avons souhaité interroger les différents vainqueurs et nous terminons avec l’équipe arrivée en deuxième position : Ganymede.

 

Pourriez-vous présenter votre équipe ?
Nous sommes une équipe de 4 étudiants, Loïc Mayeur est développeur et actuellement en 5e année à Epitech. Mickael Mayeur, Alexis Soto et moi (Thomas Thous) sommes en 3e année à l’ESIEA. Loïc a été chargé de développer l’application sur la Pebble, Alexis a façonné le design de l’application, Michael a géré la communication avec le serveur entre les différents appareils. Quant à moi, je m’occupais des deux prototypes aphysiques de noeuds Ganymede afin de fournir des données au réseau.


Etait-ce votre premier hackathon ?

Non nous avons déjà eu l’occasion de participer a des hackathons auparavant. Pour cette équipe de 4 personnes c’était la première fois, cependant toutes les personnes avaient déjà participé à un hackathon. Une partie de l’équipe était d’ailleurs présente au hackathon Intel IoT Roadshow la semaine avant celui-ci.


Pourquoi avoir choisi de participer au SG Connected Hack ?

Sortant tout juste d’un précédent hackathon, notre équipe n’était pas particulièrement prête à reprendre du service aussi rapidement. Néanmoins quand nous avons entendu parler des devices mis à disposition, en particulier les Google Glasses et le bracelet Myo, SG Connected Hack était un moyen de se familiariser avec le développement pour ces objets avant qu’ils ne deviennent grand public. Pour les développeurs et amateurs de technologie que nous sommes, il s’agissait d’une occasion à ne pas manquer.

 

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Pourriez-vous présenter votre projet ?

Notre projet part d’un constat simple : l’air de nos villes est particulièrement pollué et les sportifs sont des populations à risque. Nous avons donc cherché à sensibiliser le public tout en les protégeant, nous nous sommes appuyés sur un précédent projet, Ganymede un réseau de plantes connectées analysant la qualité de l’air. Nous avons donc conçu une interface pour Ganymede sur smartwatch afin d’orienter les utilisateurs vers des zones non polluées lorsqu’ils font de l’exercice.


Pourquoi avez-vous choisi ces wearables ? Pourquoi ne pas avoir choisi les Glass qui semblaient églament pertinentes ?

Au premier abord les Glass semblent en effet très pertinentes vis-à-vis de notre projet. D’ailleurs, c’est vers ce device que nous nous sommes orientés dans un premier temps. Mais nous avons vite compris que la Pebble et les montres connectées en général avaient un meilleur potentiel. En effet, notre application vise en premier lieu les sportifs, or ces derniers sont majoritairement équipés de smartwatchs.

 

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D’où proviennent vos données ?

Nos données proviennent de notre cloud Ganymede qui centralise les relevés effectués par chacun des noeuds du réseau disséminés dans Paris et équipés de capteurs de qualité de l’air. Pour l’instant notre réseau n’est qu’à l’état d’embryon et pour le hackathon nous avons utilisé les données fournies par deux prototypes de noeuds que nous avions apportés.
Que comptez-vous faire de Ganymede maintenant ?

Pour le moment nous n’envisageons pas de publier l’application Ganymede pour Pebble sur un store. En effet cette application sert principalement à promouvoir notre API qui offre l’accès à nos capteurs, puisque Ganymede s’inscrit dans la mouvance Open Data. Néanmoins, toujours dans l’optique de promouvoir notre API, nous aimerions porter cette application sur des Glass et éventuellement sur d’autres smartwatchs.
Quel est l’objet connecté présent au SG Connected Hack qui suscite le plus votre intérêt et pourquoi ?

Le MYO, cet objet est très orignal, permet d’interagir de façon naturelle avec un device sans utiliser d’équipement encombrant tels qu’une Kinect ou un ensemble de capteurs de mouvement.

 

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Quel est selon vous l’objet wearable qui a le plus d’avenir et pourquoi ?

Thomas : Très clairement ce sont les Glass, l’Occulus Rift est aussi très prometteur mais bien que cette technologie soit extraordinaire, elle ne dispose plus d’une grosse marge d’amélioration. De plus sa démocratisation est assez incertaine. Le produit finira probablement par devenir abordable et de nombreux jeux ou applications compatibles seront bientôt disponibles mais le Rift cible finalement un public assez restreint de gamers. Enfin ce n’est pas vraiment un objet wearable. Les Glass, sont certes perfectibles, entre les soucis d’autonomie, le manque de confort de l’écran et le prix très élevé de l’appareil. Néanmoins il faut bien comprendre que ce produit n’est qu’un premier jet. Le concept, lui, a un potentiel énorme et Google travaille activement à améliorer le device. Il ne faut pas oublier que le premier iPhone avait de nombreux défauts à sa sortie et cela n’a pas empêché Apple de révolutionner le marché du smartphone.

Alexis : Pour moi les smartwatchs sont les objets avec le plus fort potentiel. A une époque où les écrans de nos téléphones portables deviennent de plus en plus grands, et donc moins en moins pratiques à sortir et à rerentrer dans sa poche ou dans son sac, avoir un petit écran permettant d’afficher rapidement les informations utiles, notifications, heure, recherche web rapide, semble de plus en plus cohérent. Les Google Glass semblent être un objet prometteur mais risque d’être mal accepté par le public pendant encore un certain temps. Il s’agit d’un objet très intrusif et dont la technologie n’est pas encore suffisamment au point, trop peu d’autonomie, fonctionnalités encore limitées.


Le mot de la fin

Nous voudrions remercier la Société Générale pour l’organisation de ce Hackathon et leur soutien, en particulier Thierry et Jean Marc qui nous ont soutenus tout au long du week-end et qui nous ont vraiment aidés à développer notre projet. Nous souhaiterions également remercier BeMyApp qui à très bien su gérer ce Hackathon en nous proposant de nombreuses animations pour nous tenir éveillé pendant 48h, ainsi que l’école 42 qui nous a accueillie pour tout le week-end.
D’une manière plus générale nous remercions aussi notre école, l’ESIEA, qui nous a encouragé à participer à ce concours et qui pendant tout le week-end nous a relayé sur les réseaux sociaux.

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