Stop The Cyborgs : un collectif contre les Google Glass

Stop The Cyborgs : un collectif contre les Google Glass

Depuis la première annonce des Google Glass, c’est un peu comme si un film de science-fiction se réalisait. Il s’agit ni plus ni plus que d’une paire de lunettes qui offre un écran, peut servir d’appareil photo et se connecte à Internet. Tout cela dans un objet aussi commun que des lunettes. Même les scénaristes de Star Trek ne l’avaient pas imaginé !

Cette dimension science-fiction est loin de faire l’unanimité et une frange de la population se méfie de ces technologies et leur impact sur la société, voire l’humanité. C’est justement l’objectif d’un groupe nommé Stop The Cyborgs qui existe depuis près d’un an aux Etats-Unis. Leur campagne est claire : ils veulent « stopper un avenir dans lequel la vie privée est impossible et le contrôle total » et ont dans leur viseur les Google Glass mais aussi toutes les technologies similaires.

Selon ce groupe, la capacité des Glass à enregistrer subrepticement des vidéos, de l’audio ou des photos « va au-delà de la vie privée » et présente « de graves conséquences pour la société ». Plus précisément, Stop The Cyborgs a peur de cette ligne imaginaire, mais floue, qui sépare la technologie de la vie de tous les jours :

« Il n’y aura plus aucune distinction entre le ‘monde numérique’ et le ‘monde réel’. Les gens vont prendre des décisions et interagir avec les autres en fonction des informations que les Google Glass leur diront. »

Mais ce n’est qu’un début pour ce groupe qui imagine le futur comme un véritable désastre, de la même manière que dans un film catastrophe :

« Peu à peu les gens ne vont plus agir comme des individus pour prendre des décisions ou interagir avec les autres et vont devenir de simples pions d’un réseau mondial. Il n’y aura plus de place pour les identités multiples, l’hypocrisie ou l’expérimentation. Il n’y aura plus d’espace où vous pourrez échapper à votre profil en ligne et le système sera contrôlé par un petit groupe d’entreprises. »

Dans une interview à Ars Technica, un des fondateurs du groupe (nommé Adam) nuance les propos en précisant que Stop The Cyborgs est avant tout préoccupé par la culture et les effets sociaux et non par l’innovation ou la technologie. Une manière d’éviter de se faire passer pour un vieux con réfractaire à toute nouveauté.

Le plus marrant dans cette histoire, c’est que ce fameux Adam voudrait rejoindre Google pour y travailler. Il préfère se cacher derrière un pseudo afin que personne ne puisse le démasquer. Il se montre pourtant très dur avec cette entreprise :

« Google a commencé comme un moteur de recherche et il y a eu Google Analytics. Maintenant le territoire de Google est le reste du monde. Tout ce qui n’est pas en ligne est une perte. Les Google Glass détruisent le fait d’avoir plusieurs identités et je trouve ce concept assez effrayant ».

C’est avec ces dernières informations que l’on comprend que Stop the Cyborgs semble avoir été bâti sans une véritable réflexion. On dirait presque ces hackers qui viennent pirater une entreprise, pour ensuite rejoindre les équipes quelques mois plus tard.

Si l’on devait conclure : avoir des « préoccupations graves » pour l’avenir de la société à cause d’une entreprise et finalement vouloir travailler avec elle montre que ce fameux Adam n’a pas vraiment les idées claires.

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