Les Google Glass pour former les médecins en chirurgie à Stanford

Les Google Glass pour former les médecins en chirurgie à Stanford

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises l’intérêt des Google Glass dans le domaine médical, que ce soit en terme de gestion de dossiers électroniques ou encore comme outil pour les ambulanciers.

CrowdOptic est l’un des cinq partenaires certifiés du programme Glass at Work, autour du développement d’applications à usage B2B. Le 30 juillet 2014, cette société a annoncé travailler avec le département de cardiologie de l’université de Stanford ; l’objectif de ce partenariat est de permettre à l’aide des Google Glass l’amélioration de la formation des étudiants lors de procédures chirurgicales complexes.

Améliorer l’enseignement en chirurgie

Dans le cadre d’une opération chirurgicale, le champ de vision est restreint et un professeur peut difficilement obtenir le point de vue exact de l’étudiant, ce qui peut l’empêcher de fournir des informations essentielles sur la démarche à suivre. Les Google Glass ont l’avantage de pouvoir filmer en direct à la première personne sans avoir à utiliser les mains. À l’aide de ces lunettes connectées, le professeur peut suivre point par point le travail de l’étudiant. L’application, lorsqu’elle est lancée, empêche les autres de fonctionner, ce qui permet de limiter les distractions mais aussi de « rendre l’enseignement plus homogène ».

Etudiants en médecine de Stanford

Etudiants en médecine de Stanford

John Fisher est PDG et co-fondateur de CrowdOptic. Il a notamment donné un premier retour des médecins sur l’arrivée d’une telle technologie dans le domaine de la santé ; pour eux, elle pourrait véritablement changer la donne. La société espère que cela offrira une modification fondamentale dans le le domaine de la formation chirurgicale. Cette pensée n’est pas sans rappeler l’utilisation des Google Glass par l’UCI School of Medicine, qui souhaite elle aussi faire des Google Glass un outil pédagogique pour former les médecins.

Des données protégées ?

Les Google Glass sont souvent accusées de ne pas tenir compte de la vie privée, ce qui peut également poser problème dans le domaine de la santé ; Fisher a tenu à rassurer les usagers, puisque la loi HIPAA, ou Health Insurance Portability and Accountability Act, qui concerne la protection des données médicales, serait respectée par la société. CrowdOptic ne dépend pas d’un partenaire WiFi et « verrouillerait » les données du flux en direct. Les données produites sont la propriété de Stanford et CrowdOptic elle-même n’y aurait pas accès. Fisher n’a pas souhaité s’exprimer sur le type de chiffrement utilisé pour protéger cesdites données.

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