Les Google Glass comme capteur santé avec MIT Media Lab

Les Google Glass comme capteur santé avec MIT Media Lab

Les Google Glass sont déjà présentes dans le domaine de la santé ; elles permettent à Stanford, par exemple, de former des médecins en chirurgie. Et si elles pouvaient également servir de capteur de santé au cours d’un usage individuel ? En effet, des recherches du MIT Media Lab démontrent que les Google Glass peuvent détecter correctement et en temps réel les signes vitaux, comme la respiration et le rythme cardiaque, et ce sans avoir besoin d’autre chose que ses composants natifs.

Des capteurs intégrés précis

Le MIT Media Lab est un laboratoire dédié à la recherche dans les domaines du design, du multimédia et des technologies. Parmi les groupes de projet, on retrouve l’Affective Computing Group, ou groupe d’informatique affective. Comme son nom l’indique, il étudie l’interaction entre les technologies et les émotions humaines. En s’intéressant aux lunettes connectées, et plus particulièrement aux Google Glass, le groupe a ainsi pu observer leur potentiel en tant que capteur sensoriel – et ce sans l’aide de capteurs externes.

« Chaque fois que vous respirez ou que votre coeur bat, votre corps bouge de façon très subtile, particulièrement votre tête quand vous portez les Google Glass », explique Javier Hernandez Rivera, auteur principal de cette recherche, dans une interview au magazine américain Wired. « Les capteurs intégrés – l’accéléromètre, le gyroscope et la caméra – peuvent ramasser de très, très légers mouvements alors que vous êtes complètement immobile, et nous pouvons extraire les paramètres que nous voulons en utilisant des algorithmes de traitement du signal. »

En plus de pouvoir détecter ces infimes mouvements, les Google Glass pourraient également être plus prometteuses que des capteurs de santé déjà existants : « Elles détectent les indicateurs physiologiques avec une très grande précision comparées aux capteurs approuvés par la FDA [ndT : Food And Drug Administration, organisme autorisant la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis] – le pouls et la respiration ont seulement un battement ou un souffle par minute d’erreur ». Les techniques utilisées sont expliquées dans un document pdf mis en ligne sur le site du MIT Media Lab.

Des intérêts et des potentialités de cette recherche

Au-delà de leur potentiel en terme de détection des mouvements et de précisions dans la captation de ces données, l’intérêt des lunettes connectées est qu’elles sont destinées à être portées de façon quotidienne – ce qui rend les résultats bien plus prometteurs selon Hernandez Rivera : « Les données des Google Glass sont bien plus riches que celles d’un capteur de fréquence cardiaque dédié à cette fonction puisque les gens les utilisent dans leur vie quotidienne », estime-t-il. Au-delà d’une utilisation dans le cadre d’une activité sportive, l’idée est qu’elles pourraient permettre à ses usagers de détecter des problèmes de santé, ou même des problèmes liés au stress, afin de pouvoir lutter contre.

Les tests ont été effectués sur douze volontaires hommes et femmes, invités à respirer spontanément dans différentes positions et à faire un vélo d’intérieur durant une minute. Le gyroscope serait le capteur le plus précis pour détecter les fréquences cardiaques et respiratoires, mais les données enregistrées par la caméra permettraient même de détecter ces paramètres à partir de vidéos youtube. Dans la continuité de cette recherche, le MIT Media Lab travaille sur la façon de détecter les émotions via les Google Glass, ce qui pourrait évoquer les travaux sur l’application d’Emotient. Mais l’objectif, à terme, serait d’après Hernandez d’intégrer ces capteurs dans des lunettes standard. La technologie sera présentée lors de la conférence internationale MOBIHEALTH, traitant de la communication sans fil associée aux soins de santé du 3 au 5 novembre, en Grèce.

Pour en savoir plus sur la recherche du MIT Media Lab, vous pouvez consulter la vidéo ci-dessous :

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