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Test de Daydream View, le nouveau casque de réalité virtuelle de Google

Lancé le 10 novembre 2016, le Daydream View n’a cessé d’être sous le feu des projecteurs médiatiques depuis son annonce faite le 4 octobre de la même année. Depuis déjà plusieurs mois, Google multipliait les coups de com’ sur son nouveau projet VR. Le 18 mai dernier, Clay Bavor dévoilait Daydream, sa plateforme entièrement dédiée à la réalité virtuelle. De quoi nourrir les espérances sur un nouveau produit inédit fabriqué par la société américaine, deux ans après la sortie du Google Cardboard.

En présentant dans le même temps une liste de smartphones compatibles avec leur futur modèle de casque, Google a de suite confirmé les spéculations. Un nouveau casque VR débarquera sur le marché. Sera-t-il interactif ? Découvrirons-nous un design révolutionnaire ? Autant de questions auxquelles à répondu positivement le vice-président en charge de la VR. Dans la foulée, pléthore de partenaires faisaient surface : New York Times, HBO et Netflix. La machine Daydream était définitivement lancée.


Spécifications techniques

Avant de découvrir plus avant le casque Daydream View, petit aperçu des spécifications techniques de ce casque VR made by Google.

  • Lentilles : 40 mm
  • Ecartement des lentilles : 25 mm
  • Dimensions : 170 mm (longueur) x 100 mm (largueur) x 80 mm (hauteur)
  • Compatibilité Daydream : Pixel, Pixel XL, Moto Z, Moto Z Droid, Moto Z Force Droid
  • A venir : Axon 7, Huawei Mate 9 Pro
  • Compatibilité standardliste des smartphones compatibles pour profiter de Daydream. Tous les autres smartphones compatibles avec des applications VR et Cardboard sont également compatibles avec le Daydream View.
  • Matériaux : plastique, tissu feutré
  • Interactivité : contrôleur Daydream
  • Field of view : 90°
  • Chargeur : identique pour le casque et le contrôleur
  • Autonomie : Entre 2h30 et 3h

Design

Si le design du Google Cardboard se voulait très standard, celui du Daydream View a été profondément pensé. Google nous avait promis un modèle inédit capable d’inonder les ménages du monde entier. Et force est de constater que l’entreprise américaine a placé la barre très haute. Les constructeurs nous avaient jusque-là habitué à des casques aux traits simplistes, voire grossiers. Daydream, lui, chamboule les codes esthétiques et innove sur le plan des matériaux utilisés.

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Le Daydream View, de face

Aujourd’hui, chaque marque possède un logo propre à son entreprise. Le « G » de Google en est l’exemple type. Aujourd’hui, chaque marque possède son produit phare. Le Daydream de Google en est l’exemple type. Doux, feutré et agréable au touché, le modèle de la société californienne est un plaisir. Son ergonomie, bien au-dessus des concurrents (bonjour Samsung Gear VR), place le Daydream View comme un véritable objet connecté de salon : passe partout, décoratif et futuriste.

Le Daydream View, en vue aérienne

 

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Le Daydream View et son contrôleur, en vue aérienne

L’aspect fonctionnel a également été profondément travaillé. Le smartphone est maintenu par un système de clapeta contrario du Gear VR, clipsable – attaché à l’aide d’un élastique à un embout placé sur le dessus du casque. Une languette vient s’ajouter à l’élastique pour faciliter l’opération. Pour préserver le téléphone et éviter toute rayure avec le plastique de la mouture, des points de gomme protubérants ont été ajoutés aux extrémités et au centre de la face avant du casque. Habile.

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Le Daydream View et son contrôleur, de face
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Le Daydream View et son contrôleur sorti, de face

Un compartiment cylindrique a été intégré dans la partie intérieure du clapet dans le but de ranger le contrôleur, évidemment designé pour. Un second élastique installé à la perpendiculaire de l’espace permet de maintenir le dit contrôleur. Un moyen ingénieux d’unifier les deux hardwares et d’éviter toute perte. La sangle du casque est elle somme toute standard, mais se différencie des autres par son absence de scratch. Jusque-là jamais vu, la mousse intérieure du modèle se veut détachable pour des raisons hygiéniques. Merci qui ?

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Le Daydream View sans sa mousse intérieure, à droite

 

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Le Daydream View sans sa mousse intérieure

Enfin, le contrôleur vaut lui aussi le détour. 100 % plastique, la télécommande Google reste minimaliste et facile d’utilisation. Deux boutons volontairement visibles servent respectivement à réajuster le point de vue (celui du bas) et revenir en arrière (celui du haut). Le pad situé en bout de télécommande bénéficie aussi de l’option sélection. Le volume sonore est quant à lui réglable sur le côté du contrôleur.

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Le contrôleur, ses boutons centraux et le Pad

Expérience et prise en main

L’application Daydream s’éloigne clairement des expériences immersives actuelles. Du moins avec celles proposées sur l’ensemble des casques compatibles avec les smartphones. La simple et bonne raison ? Grâce au contrôleur, le casque de réalité virtuelle Daydream View fait du nouveau produit de Google, un des meilleurs casques de réalité virtuelle mobile du marché. Outre le tutoriel introductif d’utilisation du casque, GoGlasses a testé trois applications gratuites aux usages bien différents : Wonder Glade, VR Karts Sprint et Invasion.

Pour en profiter, rien de bien compliqué : placez le téléphone sur le clapet, qui reconnaîtra le device grâce à une puce NFC intégrée. L’application Daydream se lancera automatiquement.

  • Tutoriel : à la découverte de Daydream
    Comme n’importe quel tutoriel, le principe est d’aider à découvrir, apprivoiser et apprendre les bases. Celui-ci se vit à travers des mini-jeux ludiques consistant à gérer le contrôleur, recentrer le point de vue, modifier le volume et interagir avec les éléments de l’expérience immersive. Une mise en jambe efficace qui a le mérite de stimuler notre soif de découverte.google-daydream-vs-samsung-gear-vr-640x400
  • Wonder Glade : retour en enfance
    D’apparence, Wonder Glade est une fête foraine pour enfants. Elle est en fait autant destinée aux adultes qu’aux petits. Le principe est simple : une vue aérienne sur le parc d’attractions, un personnage à diriger à l’aide du pad situé sur la partie avant du contrôleur et un Génie faisant office de guide. Si la prise en main de votre héros peut s’avérer difficile aux premiers abords, les expériences de l’application n’en restent pas moins accessibles à tous. Le mini-golf et son système de pièces feraient presque écho aux titres Mario, tandis que la planche inclinable et son parcours à terminer le plus rapidement possible rappellent nos jeux de table d’antan. A l’issue de chaque mini-jeu, et en fonction de votre score, le nombre de coins remportés vous permettra peut-être d’acheter une peluche. Le contrôleur est évidemment indispensable à toutes les attractions.wonderglade-google-daydream-jeu-realite-virtuelle-865x487
  • VR Karts : comme un air de déjà-vu
    Pourquoi ? Car la manière de diriger son bolide est identique à celle de la Wii, soit tenir son contrôleur à l’horizontale et l’orienter vers la droite ou la gauche pour changer de direction. Le plus de VR Karts réside dans l’aspect immersif, qui décuple la sensation de vitesse et l’impression de participer à une course. L’expérience reste toutefois amusante et distrayante, mais ne dispose toujours pas d’un mode online et coopératif qui permettrait de leur donner encore plus d’intérêt.google-daydream-mario-kart-jeu-realite-virtuelle-865x487
  • Invasion : un Âge de glace à la sauce VR
    Plus question de devenir spectacteur de la réalité virtuelle, mais bien un « acteur ». Invasion est un contenu vidéo à regarder sans modération, et surtout à faire partager auprès de son entourage. Le scénario de l’histoire plaira aux fans de la saga L’Âge de glace : des extraterrestres aussi godichons qu’attachants débarquent sur la Terre et font face à ce que la planète a de plus beau à offrir, ou presque : la glace, dans un décor montagneux. Les deux petits aventuriers aux pouvoirs magiques s’en prennent à un lapin venu assister à cette scène surréaliste, mais tombent bêtement (presque inévitablement) dans l’eau gelée. Bref, tout ce qu’il y a de plus agréable à découvrir.

Globalement, le graphisme des expériences est honorable. En sachant que le Daydream View pourrait être utilisé à grande échelle dans un cadre de divertissement familial, les images qui en ressortent sont d’une qualité certaine. De quoi assouvir les envies virtuelles de tous et d’aller encore plus loin dans la découverte de la réalité virtuelle.


Google Daydream versus Samsung Gear VR

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Actuellement leader sur le marché des casques de réalité virtuelle mobiles, le Samsung Gear VR a du souci à se faire. A l’heure actuelle indétrônable au vu des expériences développées et de son « faible » coût financier, le produit de la marque coréenne prend un certain « coup de vieux » face à son nouveau concurrent le Daydream View. GoGlasses a dressé une liste exhaustive des grands points positifs qui ressortent du casque Google :

  • Le contrôleur : c’est l’accessoire qui catapulte le Daydream au top du classement. Bien pensé, la télécommande Google est devenue l’un des éléments principaux dans nombre d’applications, transformant l’immersion passive en une immersive active.
  • Le design : plus léger, plus agréable à l’œil, comme un accessoire décoratif. Le Daydream se faufile partout et s’adapte parfaitement au cadre familial que l’on connaît. Le Gear se veut plus encombrant et bien moins pratique que son concurrent.
  • Le confort : Moins lourd, moins insistant sur la partie nasale après une longue utilisation et une mousse interne lavable : le Daydream met définitivement à terre le Gear dans ce domaine.
  • L’immersion : Qui dit contrôleur, dit forcément meilleure immersion. L’interactivité ayant un rôle majeur dans l’aspect immersif, le casque de la firme US élargit son potentiel VR grâce à son hardware bluetooth. Même si, notons-le, le Samsung propose un meilleur FOV (Field of view), 100° contre 90°.

Il n’empêche que le Samsung Gear VR domine le Daydream sur le plan de l’offre. Des centaines d’applications sont disponibles sur le casque de l’entreprise asiatique, alors que seule une poignée est téléchargeable sur son homologue. D’autant plus qu’un certain nombre d’entre elles restent réservées au territoire américain, à l’image de Google Play Movies & TV. Autre bémol du Daydream : son manque d’opacité intégrale, qui offre malheureusement deux fentes lumineuses sur les côtés. Pensez enfin à ne pas ajuster la sangle au bas de votre boite crânienne arrière, au risque d’incliner le modèle vers le plafond.


Notre avis

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Ressort de la rédaction un avis unanime : le Daydream View est au-dessus sur tous les points cités précédemment. Du casque, se dégage un produit abouti et développé pour trôner au beau milieu de notre salon. Le Daydream pourrait bien devenir le prochain (et le premier ?) produit mainstream de la réalité virtuelle, tant son potentiel de séduction a de beaux jours devant lui. Il ne manque plus qu’à découvrir la galaxie d’applications qui, on l’espère, devrait bientôt pointer le bout de son nez. En revanche, n’oublions pas que seuls les smartphones Daydream Ready bénéficient des avantages du contrôleur. Pour couronner le tout, trois coloris ont été développés par les ingénieurs, tous aussi classes les uns que les autres, pour la modique somme de 79 $.

A propos de Grégoire Huvelin

Amoureux des mots, joueur de poker à mes heures perdues et inlassablement animé par les nouvelles technologies qui façonneront notre avenir.

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