Test du DSCVR, le casque de réalité virtuelle signé I AM Cardboard

Test du DSCVR, le casque de réalité virtuelle signé I AM Cardboard

Pionnier dans la construction de casques de réalité virtuelle, Google a généreusement publié en open source les plans de son Google Cardboard V2 en septembre 2015. A l’instar de ses modèles précédents. L’occasion pour des start up de se lancer dans le grand bain de la VR : I AM Carboard, une société américaine, en fait partie.

L’entreprise propose ainsi toute une variété de Cardboards aux couleurs diverses et variées et certifiés Works with Google Cardboard. Toujours à la même période, la firme US a sorti un teasing de leur tout nouveau modèle, le DSCVR (pour Discover), avant de lancer une campagne de financement participatif Kickstarter jusqu’au 22 octobre 2015.

Coutumier du fait, I AM Cardboard n’en était pas à sa première campagne, qui consiste à financer un projet par la communauté, puisque qu’elle avait amassé un total de 86 248 dollars (1229 donateurs) pour son XG VR Headset en février 2015. Cette fois-ci, 2225 personnes ont accepté de les aider, en leur rapportant pas moins de 74 173 dollars. Un franc succès. Début décembre 2015, leur produit arrivait sur le marché.

Spécifications techniques

  • Lentilles : biconvexes 34 mm.
  • Ecartement des lentilles : 36 mm.
  • Taille : suffisamment grande pour accueillir une large gamme de smartphones, du Nexus 6 (5,96 pouces) à l’iPhone 6 (4,7 pouces) et ses déclinaisons.
  • Dimensions : 145 mm (longueur) x 45 mm (largeur) x 80 mm (hauteur).
  • Compatibilité : Android et iOS.
  • Matériaux : principalement en plastique, la languette de maintien en caoutchouc.
  • Interactivité : un bouton poussoir à l’instar du Google Cardboard.

Le DSCVR, quésaco ?

Très largement inspiré par le Google Cardboard, le I AM Cardboard DSCVR est un casque de réalité virtuelle pour smartphone composé à 90 % de plastique. Cette caractéristique fait de lui un modèle plus solide, sans pour autant être plus facile d’utilisation. Le smartphone est maintenu par un système de languette et non plus un simple scratch. Celle-ci peut toutefois s’avérer compliquée à débloquer, mais tient fermement le smartphone une fois ce dernier installé. Son poids, légèrement plus élevé que le Cardboard, reste très léger et ne nuit pas à l’utilisation. Explications, en photos, des étapes à respecter pour appréhender au mieux le prototype.

Le DSCVR de face avec sa languette en caoutchouc - © Crédit Photo Goglasses

Le DSCVR de face avec sa languette en caoutchouc – © Crédit Photo GoGlasses

© Crédit Photo Goglasses

© Crédit Photo GoGlasses

Vue du dessus : le clapet permet de fixer le smartphone - © Crédit Photo Goglasses

Vue du dessus : le clapet permet de fixer le smartphone – © Crédit Photo GoGlasses

Sur la droite, le bouton permet de débloquer le cache bleu. Dispositif identique sur le côté opposé – © Crédit Photo GoGlasses

Sur la droite, le bouton permet de débloquer le cache bleu. Dispositif identique sur le côté opposé – © Crédit Photo GoGlasses

Le cache du DSCVR déplié – © Crédit Photo Goglasses

Le cache du DSCVR déplié – © Crédit Photo GoGlasses

Vue de dessus : au milieu, le clapet - à droite, le bouton poussoir pour intéragir avec l'iphone - © Crédit Photo Goglasses

Vue de dessus : au milieu, le clapet – à droite, le bouton poussoir pour intéragir avec l’iphone – © Crédit Photo GoGlasses

La languette dépliée – © Crédit Photo Goglasses

La languette dépliée – © Crédit Photo GoGlasses

Le smartphone reste fixe une fois installé – © Crédit Photo Goglasses

Le smartphone reste fixe une fois installé – © Crédit Photo Goglasses


Une expérience mitigée

Le DSCVR n’est clairement pas le casque de réalité virtuelle idéal pour une toute première expérience. Et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, la facilité d’utilisation : si l’on comprend rapidement le mode opératoire pour installer le smartphone, une étape anodine pose clairement problème. Déplier la languette peut en effet être un sacré casse-tête avant de prendre le coup de main (pousser uniquement l’une des extrémités vers l’intérieur). Pour autant, cette dite languette maintient assurément bien le téléphone, un bon point positif.

En second lieu, l’immersion : malheureusement, elle est loin d’être parfaite (même si celle du Google Cardboard ne l’est pas non plus). Concrètement, le cache censé améliorer l’aspect immersif manque d’opacité, laissant de la luminosité passée au travers. Même son de cloche pour son design, qui n’est pas très adaptée à la forme du visage (trop d’espace avec la vraie réalité). Néanmoins, notons la qualité respectable des lentilles, sensiblement identique à celui des Google Cardboards, et un meilleur rendu visuel avec un Galaxy S6 qu’avec un iPhone 6.

Mais un dernier point noir vient quelque peu ternir l’expérience. Le QR code, situé sur le côté du DSCVR, doit normalement adapter l’écartement des yeux au contenu VR d’une application. En temps normal, cette fonctionnalité optimise l’expérience. Ici, que nenni. Aucune différence entre l’avant et l’après. Pour en avoir le coeur net, prenez en photo le QR code et ouvrez l’application Google Cardboard qui associera automatiquement le QR Code au contenu.

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© Crédit Photo Goglasses

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© Crédit Photo Goglasses


Notre avis

Aujourd’hui, le marché de la réalité virtuelle est pris d’assaut. Pour se démarquer des autres, il est essentiel de commercialiser un produit qui apporte une réelle valeur ajoutée, ce qui n’est pas vraiment le cas de I AM Cardboard DSCVR. Sa force réside dans sa solidité, grâce à son matériau en plastique qui se veut léger et rétractable, sa qualité de lentille, le maintien ferme du smartphone et sa compatiblité avec les systèmes d’exploitation Android et iOS.

Des légers défauts viennent cependant perturber l’expérience et baissent logiquement la cote du modèle. L’immersion est loin d’être sensationnelle, notamment à cause du manque d’opacité et du mauvais desgin de son cache. Un point négatif que ne manquera pas d’être relevé par les utilisateurs. La languette de maintien, bien qu’efficace, reste difficile à déclipser et mériterait donc d’être repensée. Pour finir, le QR code n’adapte absolument pas le contenu à l’écartement des lentilles du casque. En clair, le Google Cardboard du célèbre moteur de recherche se place légèrement au-dessus du DSCVR, dont le prix a été fixé à 29,99 $.


Où l’acheter ?

DSCVR
  • Résistance
  • Immersion
  • Design
  • Qualité des lentilles
  • Prix
  • Compatiblité smartphone
3.0

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